Prose Tome 1

Journal

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Ne soyez pas inquiet.
Je ne suis pas bavard.
Et encore moins avare.
de votre attention.


Si vaste, si forte, si puissante.
Si fragile comme nous.
Un petit bout de bleu limpide azur.
Un grand bout de bleu profond.
Quelles secrets nous caches-tu?
Avant qu’ils soient découvert où perdu.
Quand je regarde au large au travers de mes yeux bleus.
Je peux voir au plus profond de moi.
Mes craintes, mes fureurs, mon exaltation, mon calme et mes émois.
Laisse-moi hisser mon tourmentin et flotter au gré de tes humeurs.


Fil invisible qui tisse la trame de nos vies.
Fleuve impétueux qui charrie les secondes, les minutes et les heures.
Ciselant les visages et les âmes.
Voleur sournois dérobant les moments précieux.
Long et court à la fois.
Paradoxe fini et infini, cyclique et linéaire.
Le temps encore et toujours.


Papillons aux ailes d’or.
Brise légère et insaisissable.
Tel une danse.
Tel une mélodie en plein cœur.
Elle se faufile dans les matins ensoleillés.
Se cache dans le rire des enfants.
La joie se niche dans le creu de tes bras.


Flammèches crépitantes et fugaces.
Murmures incantatoires.
Symphonies sauvages.
Ballet éphémère de constellation.
Chaleur bienveillante.
Offre-nous un refuge contre les frimas de ce monde.


Souffle invisible qui caresse et nous chamboule.
Un murmure provenant des arbres.
Une danse dans les champs.
Un messager d’odeurs lointaines et de nouvelles aventures.
Un artiste des sons, un compositeur de mélodies sauvages.
Un fantôme invisible, insaisissable.
Souffle de liberté.
Un appel aux voyages.
Volons comme le vent.


L’humanité m’étouffe.
Tous ces JE majuscule m’exaspère.
Où est passé le NOUS.


Je cherche un rayon de soleil.
Qui pourrait tous nous réchauffer.


La complexité est tout simplement
La simplicité au carré.


Devant moi il est majestueux. 
Malheureusement je ne parle pas la même langue.
Je ne parle pas le langage des arbres.
Je l’encercle de mes bras.
Pose doucement mon oreille sur son écorce rugueux.
Je reste scotché sur lui un instant.
Nous nous comprenons dans ce silence.


Simplement pour te dire ceci.
Et surtout pas celà.
Et c’est aussi simple que ça.


Il fait chaud.
De plus en plus chaud.
Et encore plus chaud.
Mais c’est de ma faute.
Je n’ai pas fait attention.



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